Loud Hailer
Jeff Beck
Entre claque blues-rock et petits dérapages 90’s, Jeff Beck passe mieux que prévu.
Loud Hailer is a 2016 album by United Kingdom artist Jeff Beck, released by ATCO Records.
Couche éditoriale
Pourquoi celui-ci reste avec nous
Proposé par Matthieu, mais avec Raphaël en soutien très appuyé, déjà prêt à le vendre comme “mon album de blues Rock préféré ever” avant même l’écoute collective. Le contexte compte, parce que Jeff Beck arrivait avec une image un peu “guitar hero” dans le groupe, pas forcément rassurante pour tout le monde. Et justement, Loud Hailer fait tomber pas mal d’a priori. Raphaël est le plus conquis. Il s’emballe très vite, parle de “Textes engagés, chanteuse enragée, guitare déchaînée... ce disque est Ouf !!!!!”, met 4,5/5, avec juste “-0,5 pour le coup du demi ton”. Son morceau choisi, “Pull It”, pour “ce son de gratte juste historique”, dit bien qu’il adore aussi les moments les plus excessifs du disque. Matthieu est plus nuancé, mais clairement surpris dans le bon sens. Il dit que ça “ressemble en rien à l’idée” qu’il avait de Beck, trouve l’ensemble “très énergique” et aime surtout entendre de “vrais morceaux”, pas juste des supports à solo. En revanche, il bute sur certains choix. “Scared for the Children” aurait pu être un sommet avec son côté “Little Wing” revisité, mais “cette modulation..... il avait vraiment pas le droit 😖”. Même chose sur “Pull It”, adoré par Raphaël, mais que lui rejette franchement: “la compo en elle même n'a aucun intérêt”, “moi elle m'a surtout fait mal au crâne”. Son 3,5/5, c’est une vraie révision de jugement, sans conversion totale. Adrien partait lui aussi avec un gros biais, mais différent. En amoureux de Robert Johnson, Howlin’ Wolf et du blues plus brut, plus “sur le feeling et l’histoire qu’ils racontent que sur la technique”, l’album ne partait “pas gagnant”. Il pensait le noter sur 3. Puis il se fait rattraper par “le son”, par la construction des morceaux, et par la chanteuse “qui chante ET écrit bien”, au point de dire qu’elle permet à Beck d’être “un guitar anti hero”. Il finit par lâcher “Bon ok, c’est un putain de bon album!”. Il aime surtout le fait que le son moderne soit “au service de ces morceaux, et non l’inverse”, ce qu’il juge rare dans le style. Il cite “Pull It”, le “Little Wing revisited”, le premier morceau et sa ref à Gil Scott-Heron, puis choisit finalement “Shrine”, “doux, sensible, intime”. Verdict: 4/5. Gabriel valide encore autrement. Lui dit carrément qu’il n’aime “vraiment pas le blues”, et pourtant “cet album là je l’écoute sans soucis”. Ce qui le frappe, c’est à quel point ça “sonne tellement moderne”. Pour “un papi de 70+”, Beck est “toujours au taquet”, avec “un son énorme, un peu électro, un peu industrielle”, qui “met un sacré pèche dans les oreilles”. Il insiste aussi sur l’énergie de la voix. Lui aussi tique sur “Scared for the Children”, avec la vanne parfaite: “tu peux pas faire un solo guitar hero sans une modulation aller”. Il est un peu moins convaincu par la seconde moitié, “à part Shrine qui est effectivement très belle”, et trouve même qu’un morceau “fait tache dans l’album”, comme une “pièce rapportée”. Mais il reste franchement positif: 3,5/5, avec “Live in the Dark” en favori. Nico, enfin, rejoint très clairement le groupe sur la grosse faute de goût de l’album. Sa réaction à “Scared for the Children” est immédiate: “Oh bordel”, “Ça pue la faute de goût non ?”, au point que la modulation lui “a presque fait sursauter” pendant qu’il marchait, “pis bim dans ta face”. Il en remet même sur la mise en scène du moment, avec “une mesure de trou et un appel de cymbale moisi”. Pour le reste, il est plutôt positif sans être dithyrambique: “Pour l’instant je le trouve sympa”, “c’est un bon album de blues rock”, avec une vraie réserve sur la chanteuse, “J’aime pas trop la voix...”, même s’il nuance en disant qu’il faut peut-être juste qu’il s’y habitue. Au final, Loud Hailer convainc largement, mais pas de manière lisse. Raphaël prend une claque, Matthieu révise nettement son jugement, Adrien se fait retourner alors qu’il partait presque contre, Gabriel valide justement parce que l’album dépasse le blues pur, et Nico reconnaît un bon disque malgré ses réserves. Le consensus du groupe est assez clair: du gros son, de vraies chansons, une énergie moderne, et une énorme modulation interdite que personne n’a envie d’oublier.
Chœur de l'album
Là où la pièce retombe
Les morceaux favoris deviennent un battement commun, pendant que la bande de notes montre comment chaque auditeur a entendu l'album.
Morceau de consensus
Live in the Dark (1 choix)
01
The Revolution Will Be Televised
03:52
0 choix
02
Live in the Dark
03:47
1 choix
03
Pull It
02:09
1 choix
04
Thugs Club
05:15
0 choix
05
Scared for the Children
06:07
0 choix
06
Right Now
03:57
1 choix
07
Shame
04:40
0 choix
08
Edna
01:03
0 choix
09
The Ballad of the Jersey Wives
03:50
0 choix
10
O.I.L.
04:41
0 choix
11
Shrine
05:47
1 choix
Notes des auditeurs
Raphael
4.5
Pull It
Adrien
4.0
Shrine
Matthieu
3.5
Right Now
Gabriel
3.5
Live in the Dark
Données album
Contexte
- Formats
- DigitalCD
- Sous-genres
- Industrial Rock
- Descripteurs
- Female VocalistPoliticalEnergeticRawRhythmicDynamic
Consensus
3.9
4 notes
Raphael
Morceau préféré: Pull It
4.5
Matthieu
Morceau préféré: Right Now
3.5
Adrien
Morceau préféré: Shrine
4.0
Gabriel
Morceau préféré: Live in the Dark
3.5